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Abbaye de Belleperche-vue de la façade-©Jean-Marie Jaffré

Abbaye de Belleperche-vue de la façade-©Jean-Marie Jaffré

06 janv. 26

Bonne année 2026 !

L'équipe de l'abbaye de Belleperche – Musée des Arts de la Table vous adresse ses meilleurs vœux pour l'année 2026.
Cette nouvelle année s'annonce particulièrement riche avec une programmation culturelle pensée pour tous les publics.

Au fil de la saison, les visiteurs pourront découvrir une nouvelle exposition temporaire, participer à des événements culturels variés et célébrer un temps fort emblématique de l'abbaye : les 20 ans des Médiévales de Belleperche, rendez-vous devenu incontournable qui nous plonge au Moyen Âge dans une ambiance festive et conviviale.

Que vous soyez un visiteur fidèle ou que vous découvriez l'abbaye de Belleperche pour la première fois, 2026 sera l'occasion d'apprécier son histoire, son architecture, ses collections et son cadre unique.

Toute l'équipe est impatiente de partager cette nouvelle année placée sous le signe de la culture, de la découverte et de la convivialité.


Abbaye de Belleperche - Présentire d'écuyer tranchant - ©J-M Garric

Abbaye de Belleperche - Présentire d'écuyer tranchant - ©J-M Garric

03 déc. 25

L'objet du mois : le présentoire d'écuyer tranchant

Pour clore cette année de présentation des collections, nous vous parlons aujourd'hui d'un objet emblématique de l'art de la découpe à la table des princes : un présentoir d'écuyer tranchant daté de la fin du XVe siècle.

À la table des grands de ce monde, chaque geste, chaque objet participait à la mise en scène de leur pouvoir et de leur magnificence. L'écuyer tranchant, noble de haut rang, avait pour mission de découper les viandes et volailles avec une précision parfaite, sous les regards des convives. Ce savoir-faire faisait partie intégrante de l'éducation aristocratique, renforçant le prestige de celui qui maîtrisait cet art.

Ce présentoir, en acier forgé orné d'incrustations d'os et de laiton ciselé, servait à présenter les tranches de viande découpées avec soin. Typique des créations allemandes, cet objet témoigne du goût pour des ustensiles à la fois utilitaires et décoratifs dans les cours princières de la Renaissance.

La découpe des viandes, codifiée dès la Renaissance italienne, faisait l'objet d'un cérémonial élaboré : chaque type de viande ou de gibier exigeait des techniques spécifiques, depuis le dégrossissage jusqu'à l'obtention de tranches fines et régulières. Dans certains cas, les pièces étaient découpées « en suspension », un exercice demandant une habileté extrême. Pour cela, les écuyers tranchants disposaient d'une gamme variée de couteaux adaptés à chaque pièce à découper.

Si l'écuyer tranchant a disparu des tables princières françaises dès le XVIIe siècle, cet art s'est perpétué en Allemagne jusqu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, il subsiste dans les pratiques des plus grands restaurants où la découpe devant le client reste une démonstration de maîtrise et d'élégance.

Ce présentoir, précieux témoin d'une époque, incarne à la fois la sophistication des cours européennes et l'importance accordée à chaque détail dans les arts de la table.


Abbaye de Belleperche - Fermeture - ©Hervé Leclair

Abbaye de Belleperche - Fermeture - ©Hervé Leclair

01 déc. 25

Fermeture annuelle

À compter du 1er décembre et jusqu'au 2 mars 2026, l'Abbaye de Belleperche - Musée des Arts de la Table est fermée aux visiteurs individuels.
Le service des publics continue d'accueillir les groupes de plus de cinq personnes, sur réservation préalable.

L'abbaye sera entièrement fermé durant les deux semaines des vacances de fin d'année.

Pour toute demande d'information ou pour organiser une visite de groupe, vous pouvez contacter l'équipe au 05 63 95 62 75 ou à l'adresse : resa-belleperche@tarnetgaronne.fr


Abbaye de Belleperche - Chapiteau roman de Lagarde-Dieu - ©E. Jaubert

Abbaye de Belleperche - Chapiteau roman de Lagarde-Dieu - ©E. Jaubert

12 nov. 25

Un chapiteau de l’abbaye de Lagarde-Dieu rejoint les collections de Belleperche

Le Conseil départemental de Tarn-et-Garonne a récemment acquis un chapiteau du XIIe siècle provenant de l'abbaye de Lagarde-Dieu, située sur l'actuelle commune de Mirabel.


Taillé dans le calcaire, ce chapiteau engagé se distingue par un décor saisissant : trois visages masculins barbus sculptés en relief. Ces figures, à la fois expressives et stylisées, rappellent directement les visages qui décorent les chapiteaux du cloître de Moissac, témoignant de l'influence artistique majeure exercée par cette grande abbaye romane sur les ateliers de la région.

 

Fondée en 1150 par des moines venus d'Obazine, l'abbaye de Lagarde-Dieu connut une histoire mouvementée, marquée par les guerres de Religion, un incendie en 1897, puis une lente disparition.
Sauvé de l'oubli par un particulier, ce chapiteau rejoint aujourd'hui Belleperche où il bénéficie de conditions de conservation adaptées et d'une valorisation auprès du public.